Suresnes Cités Danse 2026
34e édition du Festival Suresnes Cités Danse : une sélection de spectacles à ne pas manquer pour découvrir des chorégraphes contemporains renommés ou qui s'affirment.
Festival Suresnes Cités Danse 2026 : quelques temps forts
- Suresnes Cités Danse, la rencontre des danses urbaines et contemporaines
- Ces choses qui restent, de Lise Dusuel (17 et 18 janvier)
- Mazelfreten : 1 + 1 = infini (24 et 25 janvier)
- Nous n'arrivons pas les mains vides - Balkis Moutashar (31 janvier et 1er février)
- ENSO-Boléro - Mickaël Le Mer (7 et 8 février)

La danse pour tous, urbaine et contemporaine
Le festival Suresnes Cités Danse s'est imposé comme un rendez-vous culturel incontournable au carrefour des danses urbaines et contemporaines. Sous la direction artistique de Carolyn Occelli, l'événement affiche une volonté de transformer la violence latente de notre société en un élan libérateur et cathartique. Le festival réunit des artistes et des publics de toutes générations pour une « bataille chorégraphique » joyeuse et accessible. Pour cette 34e édition, la programmation met l'accent sur la résilience et la rencontre humaine. Voici une sélection de spectacles qui n'a rien d'exhaustif ni d'objectif, mais qui met en avant des chorégraphes contemporains que l'on aime découvrir.
Ces choses qui restent - Lise Dusuel (17 et 18 janvier)
Le spectacle explore les traces indélébiles que laissent nos interactions humaines. Il interroge ce que nous recevons, transformons et transmettons au fil de nos rencontres, qu'elles soient d’une journée ou de toute une vie. Une variation méditative de toute beauté sur les émotions provoquées par la rencontre des êtres : exploration, approche, tension, conflit, convulsion, communion, entraide. Trois excellents danseurs au physique varié évoluent dans une gestuelle fluide et envoûtante qui mélange danse contemporaine et hip-hop, sur une très belle musique de Hugo Sellam et Joé Defossé, dans une atmosphère planante.
"Comment chercher l’équilibre, cultiver la douceur, poursuivre un épanouissement collectif ? En donnant de l’espace à la fougue, en dépassant les apparences, en acceptant la gravité et en embrassant les émotions sans oublier la légèreté et l’humour." Carolyn Occelli
Mazelfreten - 1 + 1 = infini (24 et 25 janvier)
La compagnie Mazelfreten jouit désormais d'une réelle notoriété grâce à des créations qui fusionnent le hip-hop et l'électro. Elle présente pour Suresnes Cités Danse une soirée chorégraphique intime conçue et interprétée par le duo complice Laura Defretin et Brandon Masele. Le programme se déploie en trois temps, mêlant solos et duo, pour explorer les bouleversements de la vie personnelle et artistique. Dans 1 + 1 = 2, Brandon Masele puise d'abord dans son histoire franco-congolaise, sur fond de musique électro mélangée au folklore de ses racines. Ensuite, Laura Defretin questionne dans 1 + 1 = 1 sa propre identité de femme et de danseuse suite à la naissance de leur enfant. Enfin, le duo Perception scelle leur union fusionnelle en observant l'évolution de leur couple et leur vision du monde réinventée par la parentalité. C'est une danse hautement technique et nourrie d’influences électro et hip-hop, qui témoigne d'une complicité passionnée.
Nous n'arrivons pas les mains vides - Balkis Moutashar (31 janvier et 1er février)
Ce projet ambitieux réunit douze jeunes interprètes aux parcours variés, issus du classique, du contemporain ou des danses urbaines comme le voguing et l'électro. La chorégraphe Balkis Moutashar utilise un protocole documentaire original basé sur un questionnaire de vingt entrées, où chaque artiste répond par le mouvement pour révéler ses racines et ses aspirations. Cette « mosaïque vivante » intègre également les voix des danseurs via une création sonore de ReNO Vellard qui mêle interviews et percussions. La scénographie épurée, composée d'enceintes disposées à différentes hauteurs, crée une partition spatiale où les corps et les mots s'entrechoquent. L'œuvre souligne la force et la solidarité du collectif tout en célébrant la diversité des héritages. C’est une exploration profonde de ce qui « fait danse » aujourd'hui, avec ces jeunes professionnels habités par leurs histoires.
ENSO-Boléro - Mickaël Le Mer (7 et 8 février)
Le chorégraphe Mickaël Le Mer s'inspire du célèbre Boléro de Maurice Ravel et de souvenirs d’enfance. L'artiste place le cercle au cœur de sa réflexion chorégraphique. Figure essentielle du hip-hop, le cercle symbolise ici l'identification au groupe, le rituel et parfois le danger sociétal. La pièce navigue entre une abstraction graphique et une puissance physique fulgurante pour créer une transe collective portée par des pulsations hypnotiques. Les lumières de Nicolas Tallec, précises et tranchées, habillent un plateau où les trajectoires se démultiplient pour capturer l’essence de cette forme universelle. Cette création marie habilement la virtuosité du breakdance à une sensibilité poétique épurée. Le Mer transforme ainsi la danse urbaine en un langage universel où chaque rotation renforce la cohésion du collectif.
Voir le top danse
Ces choses qui restent - Lise Dusuel
1+1 = Infini - Mazelfreten
Nous n'arrivons pas les mains vides - Balkis Moutashar
Enso Bolero- Mickaël Le Mer






