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Accompagné au piano par Guilhem Fabre, le danseur étoile Mathieu Ganio fait sa première incursion au théâtre dans une adaptation du Journal d'un fou de Gogol. L'expressivité de la danse et le jeu halluciné donnent une intensité singulière à cette histoire où le héros s'évade de son existence médiocre par un imaginaire qui l'entraîne jusqu'à la folie.

4e édition du Festival à la Bonne Mère : une belle sélection de théâtre pour tous les publics dans un cadre exceptionnel, avec la cité phocéenne et la mer à ses pieds. Découverte d'une initiative solidaire de bénévoles passionnés.

Une Cerisaie pleine de force qui s'appuie sur un jeu très engagé, une scénographie incandescente et l'amplification du récit par la musique, le chant, la danse et la magie. Au Théâtre de la Tempête, Aurélie Van Den Daele fait briller Tchekhov de mille feux.

Une famille en déshérence qui s'étrille avec une fureur pathétique et comique à la fois : Charles Berling monte "Lost and Found", une pièce noire du suédois Lars Norén qui met en pièces toute idée de réussite du couple et de bonheur familial.

Dans une mise en scène féroce et crue, Charles Berling monte le huis-clos ravageur de Lars Norén qui met en pièces la fausse harmonie des couples. C'est si simple l'amour, et si illusoire aussi, au Théâtre de l'Atelier.

Avoir un enfant dans un monde qui prend l'eau de toutes parts ? Une question brûlante qui déclenche un choc émotionnel aussi hilarant que profond dans un couple. Robin Ormond, jeune metteur en scène en vue, monte pour la Comédie-Française "Séisme", une pièce emblématique de Duncan Macmillan portée par deux comédiens magnifiques. Une réussite totale !

Lazare, auteur et metteur en scène, monte à La Colline une épopée intime des grandes figures de la Révolution française. Un enchaînement millimétré de séquences d'une grande force visuelle et musicale où résonnent, souvent avec humour, les combats contre l'injustice. Trop dense et long sans doute, mais virtuose.

Jason Barrio incarne dans un seul en scène intense le Horla, ce mystérieux personnage de Maupassant qui sombre dans la folie. Dans une scénographie très simple, le jeu, la musique et la proximité avec le public rendent cette déchéance intime et palpable.

Rose Noël fait de Roberto Zucco, de Bernard-Marie Koltès, une expérience totale de théâtre qui emporte le spectateur dans un tourbillon visuel, poétique et musical. La cavale d'un tueur en série, aussi solaire que séduisant, fascine d'autant plus et questionne notre percepton de la violence et de la transgression.

La troupe de la Comédie-Française incarne admirablement le combat en justice d'une mère dont le fils autiste a subi de la maltraitance dans une maison d'accueil. Dans un aller-retour brillant avec la tragédie d'Euripide, Tiago Rodrigues donne à cette œuvre lumineuse une force universelle.



