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Rose Noël fait de Roberto Zucco, de Bernard-Marie Koltès, une expérience totale de théâtre qui emporte le spectateur dans un tourbillon visuel, poétique et musical. La cavale d'un tueur en série, aussi solaire que séduisant, fascine d'autant plus et questionne notre percepton de la violence et de la transgression.

Carme Portaceli s’empare des Bonnes de Jean Genet avec toute l’énergie radicale du désespoir de deux sœurs malheureuses et enfermées dans leur condition. Le jeu épatant des trois actrices de la Comédie-Française fait fureur, à tous les sens du terme, sur fond de musique rap et pop, dans une salle de bains propice à toutes les transformations.

Prise de tête, le théâtre ? Voici trois pièces drôles, divertissantes et bien menées qui dynamitent les classiques et brillent dans l'art du suspense. À voir à Paris au Théâtre Fontaine, au Théâtre 14 et au Théâtre Hébertot.

Quand une jeune interne trop sûre d'elle-même apprend l'écoute et la compassion lors d'un stage auprès d'un chef de service hospitalier qui devient son mentor. Au Studio Hébertot, Violaine Brébion donne avec Le Chœur des femmes une adaptation sensible, drôle et bouleversante du roman de Martin Winckler.

Clément Poirée, Directeur du Théâtre de La Tempête, donne au cauchemar absurde du "Procès" de Kafka une dimension fantastique en croisant le récit avec la mémoire des rêves et de l'inconscient du héros sur la base des récits et correspondances intimes de Kafka. Une belle idée, mal concrétisée dans un spectacle trop lent et confus au risque de nous perdre.

Succès Festival d'Avignon ! Chaque soir, un acteur célèbre - qui n'a jamais joué la pièce et n'a pas répété - interprète des morceaux du "Roi Lear", guidé à l'oreillette par un souffleur qui lui dicte ses répliques et la metteuse en scène qui lui donne ses instructions. Une expérience drôle, surprenante et passionnante qui réinvente Shakespeare dans un parallèle avec la propre relation de la metteuse en scène avec son père.

À l'automne 2024, Anne Teresa De Keersmaeker et le plasticien Steven Fillet ont tendu une grande toile sur une falaise à Belle-Île-en-Mer. Anne Teresa y dansait et Steven y dessinait. Cette grande toile découpée en sept tableaux continus est le décor de la salle Pont du Musée des Arts Contemporains du Grand-Hornu où la chorégraphe danse en communion avec la dernière sonate de Beethoven.


